Sélectionner une page
L’économie d’usage

L’économie d’usage

Imaginez-vous partir en vacances avec la voiture d’un inconnu, loger dans la maison d’un particulier, louer le vélo de votre voisin, échanger votre perceuse contre une montre, partager votre laveuse avec vos amis… Impensable ? Et pourtant, ce monde-là existe déjà sous le nom d’économie d’usage ou de fonctionnalité.

Apparu vers la fin du 20e siècle, le terme d’économie d’usage ou de fonctionnalité consiste à la substitution de la vente d’un produit par la vente de l’usage. La valeur du produit pour un consommateur réside dans la fonction, donc les bénéfices qu’apporte l’utilisation de celui-ci en réponse à son besoin, et non dans la possession du produit en question.

Ceci modifie les rapports de propriété.Par exemple : Pourquoi acheter une perceuse alors que j’ai accroché deux tableaux et construit un meuble Ikea en trois ans? L’intérêt de posséder doit-il primer sur sa seule fonction de percer ? Ne serait-il pas mieux d’en emprunter une ou d’en louer une ? La valeur produite ne repose plus sur sa valeur d’échange, mais sur sa valeur d’usage.


« Un jour nous regarderons le 20ème siècle et nous nous demanderons pourquoi nous possédions autant de choses », citait en mars 2011 le journaliste Bryan Walsh dans le Times.

 

Exemple de grandes entreprises :

  • Michelin ne vend plus ses pneus pour camion, mais propose une location des pneus avec une facturation au kilomètre.
  • Xerox ne vend pas d’imprimantes, mais facture des impressions. Ces deux entreprises ne vendent pas un produit, mais le service associé au produit.
Exemples d'application de l'économie d'usage - FABRIQUE_A

 Quels sont les impacts pour les entreprises :

  • une logistique mieux maitrisé (prix, disponibilité…)
  • une plus grande maitrise des cycles de vie
  • une meilleure compétitivité face à des produits low cost
  • une instauration d’une relation sur le long terme avec le client
  • une information plus précise sur l’utilisation des produits

Quels sont les impacts environnementaux :

  • L’augmentation de la durée de vie
  • L’économie sur la consommation des matières premières et d’énergie
  • La création d’emplois non délocalisables
  • L’amélioration du service pour le consommateur

L’économie d’usage permet également au particulier de devenir un acteur majeur de ce nouveau modèle économique. Comment rentabiliser ma voiture, une chambre en plus dans mon appartement, mes outils? Uber, Amigo Express, AirBnb, MaxLoc ont investi ce créneau en créant des plates-formes communautaires d’échanges de services.

L’économie d’usage amène de nouvelles innovations, change les modèles économiques pour assurer une nouvelle profitabilité et développe de nouvelles offres plus globales et compétitives.

Si vous aussi vous souhaitez appliquer l’économie d’usage dans le développement de votre entreprise, je vous propose de répondre à ces questions ci-dessous ::

  • Comment mieux maîtriser l’envolée des prix de l’énergie et des matières premières?
  • Comment restaurer mes marges avec un chiffre d’affaires en retrait?
  • Comment accroître mes marges face au low cost ?
  • Comment appréhender la baisse des revenus des ménages?
  • Comment faire face à la concurrence?
  • Comment concilier réussite économique, responsabilité écologique et responsabilité sociétale?

L’économie d’usage et de fonctionnalité vous apporte des réponses opérationnelles.

La FABRIQUE_A aborde l’économie d’usage comme une réponse au modèle « extraire, produire, consommer, jeter ». Nous souhaitons développer un réel écosystème Montréalais-Québécois avec une innovation plus collaborative où l’usage et la fonctionnalité deviennent les vecteurs d’une croissance durable.

.

« Expérience Utilisateur, UX, » : mais de quoi parle-t-on ?

« Expérience Utilisateur, UX, » : mais de quoi parle-t-on ?

Il n’y a pas un jour sans que l’on entende ou qu’on lise le terme « Expérience Utilisateur ou UX». Est-ce un terme à la mode ou une réelle tendance durable et bénéfique pour les entreprises et les clients ? Ce terme, diffusé dans les années 90 par Donald Norman, professeur en science cognitive de l’université de Californie, correspond « aux réponses et aux perceptions d’une personne qui résultent de l’usage ou de l’anticipation de l’usage, d’un produit, d’un service ou d’un système.» Il est intéressant de noter que cette définition n’a pas été conçue par un économiste, mais par un psychologue du comportement et des sciences cognitives. Aujourd’hui, les organisations s’intéressent de plus en plus à la compréhension du UX, et ce, pour toutes les interfaces. Ainsi, l’UX, devient primordial autant au niveau des employés qui interagissent avec les diverses interfaces proposées par leurs organisations (progiciels de gestion, intranets, outils de communication…), que pour les clients qui utilisent un site internet, une application mobile, une borne libre-service en magasin, etc. L’ UX tend à augmenter une seule et unique chose : La Valeur de votre produit – service. L’expérience utilisateur a pour objectif de procurer une expérience durable aussi bien aux employés qu’aux clients par l’optimisation des produits et services afin qu’ils deviennent :

  • plus utiles … car toutes les fonctionnalités n’ont pas toujours leur place
  • plus utilisables … car le produit ou service doit être facile à utiliser
  • plus désirables … car l’attrait visuel et émotionnel a beaucoup d’importance chez tout être humain
  • plus navigables … car on ne veut pas perdre son temps à chercher des éléments
  • plus accessibles … pour les personnes ayant des handicaps
  • plus crédibles … parce qu’une bonne UX renforce la qualité perçue du produit-service

Un exemple de marché en mutation : les boutiques physiques de prêt-à-porter dont les emplacements avaient été soigneusement étudiés pour maximiser leur exposition dans les zones de chalandise. Un concept totalement dépassé dans le monde numérique ou tout le monde est à un clic de son concurrent, et depuis peu, y compris en mobilité avec son Smartphone. Cela a pour conséquence d’entrainer de nombreuses fermetures de magasins et une restructuration du secteur du prêt-à-porter.

Mais peut-on annoncer la fin des boutiques physiques?

La FABRIQUE_A vous répond NON, mais cela demande d’appliquer des changements de procès en interne et une nouvelle approche dans sa stratégie de développement. L’entreprise montréalaise de prêt-à-porter pour homme, Frank&Oak, réussi sa croissance en abordant l’expérience utilisateur comme un levier fort de sa stratégie de développement. Cet acteur arrive parfaitement à lier boutique physique et e-commerce tout en offrant une réelle expérience à son client. Elle a débuté par l’e-commerce et développe maintenant la distribution en boutique physique. Ses points forts sont :

  • Une nouvelle collection chaque mois tout en proposant des produits d’excellentes qualités,
  • Une logistique de pointe avec un circuit de distribution directe,
  • Un duo boutique physique web complémentaire
  • Une communication directe où le client se sent engagé dans la marque.

L’entreprise sollicite ses clients et prend en compte ses avis avant chaque nouvelle collection, ainsi elle crée son univers de marque grâce à ses produits et la production de contenu (magazine, blogue, etc.). Les clients de l’entreprise deviennent les porte-paroles de la marque et sont fiers de faire partie de cet univers. Frank&Oak a gagné ! La FABRIQUE_A est consciente que le magasin physique traditionnel est remis en cause, mais il est moins appelé à disparaître qu’à se réinventer. De plus nous sommes persuadés que l’expérience usagée permet aux entreprises d’augmenter son efficacité en interne et de générer de la valeur des produits/services dans un objectif de développement innovant et durable.